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21 janvier 2015

Monteverde


On a vu sur internet que la météo s'est nettement améliorée dans le nord du pays. Nous quittons l'ambiance "coquillages et sable chaud" pour remonter sur Monteverde.
La route offre encore de beaux points de vue sur la côte.


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Les iguanes majestueux continuent à nous toiser sur les côtés de la piste.

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Au dessus de nous, les singes jouent les funambules sur les câbles électriques.

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Les clôtures végétales qui bordent les routes prennent les formes d'étranges créatures lorsqu'elles sont élaguées.

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Ce pays n'offre pas des œuvres architecturales grandioses (loin s'en faut) mais les couleurs de certaines bâtisses, chatoyantes et souvent kitsch, attirent le regard.

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Après plusieurs kilomètres de pistes, nous retrouvons les routes goudronnées. On avait presque oublié que cela existait au Costa Rica.
Souriez, vous êtes photographiés...


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La conduite dans ce pays est assez paisible car les gens se respectent. Les limitations de vitesses sont marquées au sol quand elles ne sont pas effacées par l'usure. C'est 25 km/h devant les écoles, 40 km/h en agglomération, 60 ou 80 km/h sur les grands axes. Sur ces derniers, la limitation est rarement respectée par les locaux qui possèdent de grosses voitures et encore moins par les routiers en transit (en provenance des pays limitrophes que sont le Panama au sud ou le Nicaragua au nord). Mais personne ne s'énerve sur une voiture lente ou qui respecte les limitations. Ici on dépasse quand on peut dépasser sans les appels de phares, clignotants ou coups de klaxons assortis de mauvais gestes ou insultes comme on le voit trop souvent dans notre pays qui se dit civilisé. Les voitures sont asiatiques et plus particulièrement japonaises. On voit des Toyota, Nissan, Mitsubishi, Isuzu... Les marques nord américaines sont rares et les européennes quasiment inexistantes. On a cependant aperçu une Renault clio, une Peugeot 206 et une Peugeot partner.

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Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant en bord de route (El vaquero) avant d'entamer notre montée vers notre destination de la journée : Monteverde. C'est de nouveau une vingtaine de kilomètres de piste. Ca nous manquait...

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A destination, l'ambiance est montagnarde. Nous établissons nos quartiers dans un hôtel nommé : "la colina lodge".

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C'est un lègue de l'époque où les quakers sont venus s'installer dans le pays. D'après le guide Lonely Planet, par le passé, le "Colina Lodge" s'appelait "Flor Mar" : établissement ouvert en 1977 par Marvin Rockwell, l'un des premiers quakers de la région. Ce dernier fut emprisonné en 1949 pour avoir refusé de faire son service militaire car la non-violence est l'un des préceptes majeurs de cette communauté. Il se réfugia ensuite au Costa Rica quand il a appris que ce pays a aboli son armée.
Le terme "quaker" désigne en fait "la société religieuse des amis". Ils sont dépeints dans le film américain intitulé "la loi du seigneur" de William Wyler.
Dans l'imaginaire commun, le quaker est représenté par le fameux personnage qui orne les paquets de céréales "Quaker oats".


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Descendants ou pas de cette communauté religieuse, les gens ne sont pas (ou plutôt plus) accoutrés comme ce dernier.

Dans l'ensemble la bâtisse est un peu usée mais sa décoration a un charme suranné. Tout semble fait de bric et de broc dans un style hippie : des tourets servent de table de jardin, les chaises sont fabriquées maison, des branches d'arbre séchées servent de porte serviette... Le lobby est parfumé à l'encens tandis que la sono diffuse de la musique reggae. Les responsables semblent américains dans le style très cool ou peut-être qu'ils sont des descendants de quakers.

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L'ambiance est tellement nonchalante ici qu'à l'accueil ils ne savent pas nous renseigner sur la visite du parc de Monteverde. Il est pourtant situé à environ 3 kilomètres de l'hôtel et c'est l'attraction touristique principale du coin. Mais on ne leur en veut pas car ils se fondent dans le décor et l'ambiance attachants de ce lieu atypique. De plus, un présentoir dans la salle principale de l'hôtel contient des brochures publicitaires et sur l'une d'elle nous trouvons les réponses à nos questions. Le parc ouvre à 7 heures. Il est précisé qu'un nombre maximum d'environ 200 personnes simultanées est autorisé dans le parc. Il vaut mieux arriver avant l'ouverture...

Le lendemain, nous nous levons donc à 6 heures du matin. La veille nous avons pris soin de faire quelques achats de nourriture pour le petit-déjeuner afin de ne pas marcher le ventre vide dans le parc. A l'entrée du parc de nombreux guides font le pied de grue pour vendre leurs services.


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Comme souvent, nous préférons marcher seuls à notre guise, le plan à la main. Le temps de manger notre maigre pitance, nous partons à l'assaut des sentiers.

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Le parc de Monteverde est réputé pour sa forêt de nuages. Autant dire que de ce côté on est déçu car en fait de nuages, nous sommes submergés par un épais manteau de brume.

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Mais nous ne regrettons rien. La marche dure 3 heures sur les chemins de cette forêt humide. Nous observons tout de même le quetzal qui habite les lieux grâce à un guide qui nous prête sa lunette dirigée vers l'un d'eux. Ils sont posés très haut dans les arbres. Il est quasiment impossible de les observer à l'oeil nu.

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En sortant du parc, nous apercevons une pancarte indiquant la direction d'une galerie des oiseaux-mouches. Il s'agit en fait d'une exposition de peintures dont le jardin est parsemé d'abreuvoirs en eau sucrée qui attire différents types de colibris. C'est impressionnant de les voir virevolter à toute vitesse autour de nous. Leur vitesse de vol est de 48km/h en moyenne. Certains colibris atteignent même 90km/h en conditions favorables. Proportionnellement à sa taille de 10cm, il est donc plus rapide qu'un avion réaction ! Fidèles à leur réputation, ils ne se posent quasiment jamais et ne tiennent pas en place. Ils peuvent battre les ailes jusqu'à 50 ou 60 fois par seconde en stationnaire et jusqu'à 200 fois par seconde en plongée ! Nos appareils photo en mode "sport" permettent quand même de les capturer en plein vol.

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Par l'odeur alléché, un coati fait tout à coup son apparition et n'hésite pas à s'approcher des touristes pour sauter sur les abreuvoirs afin de les téter avec gourmandise.

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Est-il vraiment sain de donner cette eau sucrée aux oiseaux et au coati ? Cela finit par devenir ridicule quand on se prête tous au jeu du mitraillage photographique. Mais il n'empêche qu'on emportera avec nous de jolis souvenirs.

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