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26 janvier 2015

Puerto Jimenez


Nous allons aujourd'hui vers le point le plus au sud de notre périple : Puerto Jimenez.
Sur les conseils du guide "lonely planet", nous faisons une courte halte à Playa Blanca afin d'y voir la plage de sable corallien. Ce n'est pas extraordinaire...


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Nous posons nos bagages dans "Cabinas Mariposa azul" de Puerto Jimenez qu'on atteint par une piste.

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L'hôtel est étrange car il propose des chambres en duplex immenses et très luxueuses pour un prix dérisoire. Il s'agit sûrement d'un ancien centre commercial reconverti. A l'origine chaque chambre devait être destinée à un magasin. Maintenant les vitrines sont recouvertes d'un adhésif opaque. La propreté est irréprochable mais les lieux ont la froideur d'une bâtisse neuve non encore aménagée.
Nous n'en saurons pas plus avec le jeune homme qui nous a accueilli car son espagnol est dur à comprendre et il ne parle pas un mot d'anglais. Il s'est contenté de prendre nos 20000 colones en échange de la clé sans vérifier notre identité et sans fournir la moindre facture.


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Sur la savonnette on peut lire la devise du pays : "Pura vida". Elle est le symbole dŽune philosophie de vie simple mais heureuse dont on profite pleinement mais doucement. Cette expression est couramment utilisée pour dire "bonjour", "merci" ou "au revoir".

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Il n'y a pas grand monde dans le village. C'est grosso modo une artère principale avec quelques rues de traverse. Le tout sous une chaleur et une poussière étouffantes. Seule la rue principale est en partie goudronnée. Les habitations sont assez vielles, de nombreuses maisons sont en bois mais l'ensemble a cependant le charme d'une grandeur passée. On a l'impression d'être au bout du monde ici.

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Nous marchons le long de la lagune. La promenade ainsi que le petit port aménagés sur la lagune sont délabrés. Une partie est écroulée et le reste n'est pas entretenu. De nombreux locaux, réminiscences de boutiques, hôtels ou restaurants sont à vendre.
Mais le lieu n'en garde pas moins un certain attrait !


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Nous ne tardons pas à voir de magnifiques aras bruyants dans les arbres, puis des singes, puis des toucans...

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Nous déjeunons dans un restaurant face à la plage. La vue est magnifique et le repas délicieux. Pura vida !

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Nous voyons des enfants sortir d'un chemin enfoui dans la végétation dense. En discutant avec eux, ils nous disent qu'il y a des sauriens un peu plus loin. Nous empruntons donc le sentier au bout duquel nous arrivons effectivement à voir entre autres, un caïman camouflé dans l'eau, des oiseaux et des lézards.

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Ce sentier est une aubaine car il se situe entre deux propriétés grillagées. Il n'est pas officiel du tout ! Ici comme partout ailleurs dans ce pays, on est cloisonné. Il y a des clôtures partout pour marquer les propriétés privées. Il est impossible de marcher hors des routes et pistes. Notre séjour touche à sa fin et on sait d'ores et déjà que ce n'est pas le plus intéressant et le plus palpitant. Nous ne conseillerons ce pays à personne et surtout pas aux routards sportifs ou sans le sous. Ici, on attend des touristes prêts à débourser de grosses sommes d'argent pour des activités qu'on peut faire quasiment gratuitement par chez nous : marcher le long de sentiers, aller à la plage, faire du vélo... On a eu le même sentiment à Madagascar quelques années auparavant. Par contre, les gens sont très charmants ici. C'est un miracle d'avoir trouvé ce petit chemin d'une centaine de mètres au bord de l'eau pour observer les animaux sauvages. Si on veut en faire ou en voir plus, il faut acheter très cher les services de guides et tour opérateurs pour du kayak dans les mangroves, du bateau sur l'océan... Ces "promène-touristes" ne sont pas notre tasse de thé.

Le soir nous allons au soda Carolina sur les conseils du "lonely planet". On nous sert un jus de fruits non naturel presque imbuvable et une salade de fruits gâchée par un jelly rouge vif infect ! Nous espérions trouver un peu d'ambiance mais comme à la plupart de nos étapes, le calme monastique règne. Au Mexique, il y avait des fêtes quasiment partout. Ici, les villages s'endorment vite...

Le lendemain matin, nous prenons notre petit déjeuner au soda "Veleria" et passons le reste de la matinée sur la magnifique playa platanares située à quelques kilomètres de Puerto Jimenez. Les vagues sont dangereuses et peu propices à la baignade. A peine arrivés, nous voyons deux aras magnifiques qui mangent avec gourmandise des fruits dans les arbres au dessus de nos têtes.


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