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14 janvier 2015

Puerto Viejo de Sarapiqui


Le lendemain matin nous repartons sans regret, via le bateau bus, vers d'autres cieux que nous espérons plus cléments car cette pluie est insupportable. Inutile de dire que cette seconde étape de notre séjour au Costa Rica n'est pas du tout à la hauteur de nos attentes.
Au moment du règlement de notre facture d'hôtel, nous constatons que celle-ci ne contient pas le prix de la visite des mangroves en bateau. Encore de l'argent qui circule à l'abri des regards du fisc local...
Le prix de retour en bateau comprend le transport des bagages. Tandis qu'à l'aller ce n'était pas le cas car l'équipage nous a réclamé le paiement du transport des bagages. Bizarre...
La traversée de la lagune nous offre encore de belles images malgré la pluie. On observe des singes sur la cime des arbres.


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Arrivée à La Pavona...

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De La Pavona, nous embarquons dans un bus en direction de Cariari, puis Guapiles où notre voiture de location nous attend.

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Au dessus du chauffeur, se trouve l'inscription suivante : "Jésus est le pilote, je suis son copilote". La croyance religieuse est très ancrée ici.

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Comme nous sommes en avance à Guapiles, nous nous posons près de la gare car le rendez-vous pour la voiture est à 14 heures et il est à peine 13 heures. Nous sommes sollicités par des chauffeurs de taxi. L'un deux désire nous aider. Il appelle l'organisme de location avec son téléphone portable. Preuve une fois de plus que les costaricains sont aimables et serviables. Ne voyant pas l'indication "taxi" sur le toit de sa voiture, on l'interroge et il nous répond qu'il est "taxi informal". Bref, il gagne sa vie en travaillant au noir. Ce type de chauffeurs informels se rencontre aussi en France à la sortie des aéroports notamment. Et au moment où nous mettons ce journal en ligne, nous sommes en plein conflit entre les chauffeurs de taxi et les sociétés comme Uber ou Hitch.
Nous réceptionnons notre voiture de location. C'est un petit 4x4 simple Suzuki Jimny avec lequel nous allons effectuer le reste de notre parcours dans le pays. Nos notions d'espagnol apprises au collège et au lycée sont juste suffisantes pour comprendre le livreur car il ne parle pas l'anglais et encore moins le français ! Il nous apprend qu'en cas d'arrestation par la police, il faut prendre le justificatif de la contravention mais en aucun cas payer directement au policier. Cela va en total contradiction avec ce que nous a dit le jeune homme au briefing d'accueil dans l'hôtel "Casa tago" à Alajuela. Ce dernier nous conseillait de négocier avec le policier. En d'autres termes, il conseillait de participer à la corruption des forces de l'ordre. On nous apprendra plus tard que le montant des contraventions pour excès de vitesse est exorbitant (400 USD pour 5 km/h de dépassement).


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La voiture donne plus de liberté de mouvement mais nous isole quelque peu de la population locale. Voyager en bus est au contraire plus contraignant car on est soumis à leurs horaires mais nous côtoyons les locaux au plus près. Nous roulons vers le nord en direction de Puerto Viejo de Sarapiqui. Nous avons bien fait de demander un GPS dans la voiture car les indications routières sont rares. Le levier de vitesse et l'embrayage de la voiture sont assez durs à manipuler. On voit que le véhicule a énormément servi en passant de main en main. Sur la route, aux alentours de Horquetas, on observe de nombreuses plantations de palmiers. Nous avions noté en lisant un blog de voyageur qu'il était possible de manger des plats à base de coeurs de palmier dans un restaurant situé non loin de là. Mais de la route, nous ne le trouvons pas. Fatigués et affamés, nous décidons de nous arrêter pour la nuit dans le lodge Ara Ambigua. Un endroit chic où nous négocions le prix de la nuit. Les bungalows sont dans un immense parc au milieu de la nature sauvage.

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A la tombée de la nuit, nous nous dirigeons vers le restaurant de l'hôtel pour assouvir notre faim. Chemin faisant, nous notons la présence de luminaires extérieurs originaux faits avec des bouteilles en plastique recyclées.

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Nous dînons dans l'hôtel. Nous dégustons notre traditionnel casado accompagné d'un ceviche et d'une salade de coeurs de palmier.

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Pour les routards que nous sommes, l'intérieur de l'hôtel est plutôt cossu. En vieillissant, on s'embourgeoise...

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L'établissement étant situé dans un écrin de verdure sauvage, nous visiterons ses alentours demain matin après le petit-déjeuner et avant de reprendre la route pour La Fortuna.

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Au moment du petit-déjeuner, le personnel de l'hôtel dépose des bananes sur un présentoir à l'extérieur. Cela attire immédiatement des écureuils et des oiseaux multicolores. C'est l'occasion de prendre divers clichés. Nous sympathisons avec un couple de touristes français. Ce sont deux personnes âgées qui viennent régulièrement au Costa Rica. L'homme est un ancien professeur de dessin reconverti dans la photographie animalière. Il est passionné. Il est capable de nommer tous les oiseaux qui passent devant l'oeil de nos appareils photo.

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Avant de rendre les clés de la chambre, nous profitons des sentiers du parc de l'hôtel. Nous espérons trouver des grenouilles au détour des chemins boueux mais n'y parvenons pas. Nous continuons notre quête vers l'étang ou des caïmans sont supposés vivre, sans plus de succès. La visite des mangroves à Tortuguero nous a appris que les caïmans sont les rois du camouflage. Sans l'oeil aguerri du guide, nous n'aurions pas vu le saurien dissimulé parmi les plantes aquatiques.
Donc à part quelques oiseaux, nous ne voyons pas le reptile.


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Le photographe naturaliste, qui nous rejoint entre temps, nous dit que les caïmans aiment se prélasser au soleil aux alentours de 10 heures du matin. A force de patience en faisant le pied de grue, nous finissons par apercevoir une masse ressemblant à un tronc d'arbre, qui se meut très lentement dans l'eau sans provoquer la moindre vague. Il s'agit du caïman tant attendu ! Nous le prenons en photo. Nous n'avons pas de téléobjectif pour capturer les détails des parties émergentes de l'animal mais on arrive tout de même à avoir des clichés intéressants. Le photographe naturaliste qui n'avait pas vu le saurien avant qu'on lui dise où il se trouvait, a pris de beaux clichés avec son matériel professionnel. On lui a demandé de nous en envoyer quelques uns. On attend toujours...

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