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23 et 24 janvier 2015

Quepos


Après le petit déjeuner, nous reprenons notre périple en direction de la ville de Quepos situé sur la côte plus au sud.

A peine partis, nous faisons une halte sur le côté de la route en corniche car on a une belle vue de Jaco.


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Au dessus de nous, un magnifique ara rouge prend son petit déjeuner en butinant les fleurs d'un arbre.

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La route d'abord bordée de palmeraies, nous fait traverser de beaux villages et nous laisse entrevoir la côte magnifique. Nous nous posons juste au-dessus de Quepos dans l'hôtel "Mono Azul". C'est charmant !

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Après avoir posé nos affaires dans la chambre, nous prenons la direction de la plage Espadilla située juste avant le parc Manuel Antonio (que nous visiterons demain).
En chemin, nous sommes interpellés par un restaurant nommé "El avion". Et pour cause, les gérants ont eu la bonne idée de mettre un avion de guerre américain dans la salle. L'avion, un Fairchild C-123 de 1954, est même aménagé en bar ! L'histoire de cet avion nous amène aux années 1980 ou le scandale de l'Irangate éclate aux Etats-Unis. Il s'agit de l'époque où les nord américains livraient des armes à l'Iran alors qu'officiellement ce pays était déclaré ennemi des gringos. Cela devait permettre à faciliter la libération des otages américains et rapporter de l'argent pour financer un groupe rebelle au Nicaragua afin d'éviter qu'un pouvoir communiste se mette en place dans le pré carré des Etats-Unis. L'avion stationné à San José, devait être livré aux rebelles nicaraguayens mais le scandale a éclaté entre temps. C'est ainsi que le propriétaire du restaurant a acquis l'avion abandonné pour la modique somme de 3000 USD.
Un peu plus bas, un autre restaurant nommé "El wagon" a adopté la même idée avec un wagon de train.


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La plage Espadilla est splendide. L'eau est chaude et propice à la baignade. Le soleil ne tape pas trop fort. C'est un bel après-midi de farniente.

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En soirée, pour la visite du parc demain, nous allons sur le marché en front de mer pour acheter de quoi manger pendant que le soleil s'éteint peu à peu sur l'horizon.

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Nous comptions finir la journée en dansant la salsa dans un restaurant bar nommé le "Bambu Jam" situé à deux pas de notre hôtel mais le serveur nous apprend malheureusement que l'endroit ne propose plus de soirées dansantes. Il nous conseille cependant un autre lieu appelé "Bahia azul" situé en front de mer. Nous l'essaierons peut-être demain...

Nous nous levons tôt pour aller visiter le parc Manuel Antonio. Le nombre de visiteurs simultanément présents dans l'enceinte est limité à quelques centaines. Nous arrivons donc à 7 heures pour l'ouverture du parc.
Avant l'entrée, nous sommes interpellés par un homme qui se propose de surveiller notre voiture en notre absence moyennant une petite somme d'argent. C'est une pratique courante au Costa Rica. Ils sont vêtus d'un gilet jaune et restent à côté de votre voiture afin de prévenir les dégradations et vols. Bien qu'il semble y avoir un parking public juste avant l'entrée du parc, par faiblesse ou pitié, nous acceptons.
La visite du parc, comme pour Monteverde deux jours auparavant, s'avère décevante. Le parc présenté dans toutes les brochures publicitaires ou les guides de voyage, comme un immense refuge de singes, coatis et oiseaux, nous laissent sur notre faim. Les animaux sont présents certes puisqu'on entend les chants des oiseaux et les cris des singes hurleurs. Mais nous ne voyons rien. De plus, la balade dans les sentiers devient pénible non pas à cause de la difficulté (car la marche est très facile !) mais à cause de la chaleur étouffante.
Le chemin est tout de même parsemé de points de vue intéressants sur la côte et l'océan. Il permet de plus d'atteindre de jolies plages où l'on peut se reposer à l'ombre de la végétation et se baigner dans l'eau chaude et calme. Nous faisons une halte sur l'une d'elles où nous déjeunons.


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Des coatis attirés par l'odeur de la nourriture ne tardent pas à s'approcher et s'emparer des sacs des visiteurs non avertis. L'un d'eux essaye de nous subtiliser nos provisions, mais connaissant le tempérament chapardeur de l'animal, nous l'éloignons avec de grands gestes menaçants.
Des iguanes font aussi leur apparition.


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Dans les arbres, une horde de singes capucins observent les plagistes. Ils ressemblent à des peluches mais ne se laissent pas approcher pour autant.

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Il n'est pas recommandé de nourrir les animaux sauvages sous peine de provoquer de la dépendance et des maladies. Mais ces derniers savent qu'ils peuvent profiter de la nourriture donnée par certains ignorants en dépit des recommandations ou fouiller dans les poubelles.

A la sortie du parc, nous nous dirigeons vers notre voiture. Le gardien n'est pas présent mais nous le voyons au loin en train de manger. Nous embarquons dans le véhicule sans nous presser et ce dernier ne se rend compte de rien. Nous démarrons et passons non loin de lui. Il ne nous voit toujours pas. Nous décidons donc de continuer notre chemin sans payer les 2000 colones promis. Cela lui apprendra à faire correctement son travail de surveillance.

Cette visite a fini de nous convaincre que le Costa Rica est indéniablement un beau pays. Il bénéficie de paysages, d'une végétation et d'une faune très variés. Mais tout est cloisonné. Le long des routes et même le long des pistes, nous sommes entourés de clôtures barbelées. Impossible de garer son véhicule pour une marche à travers les champs ou les forêts. Il y a rarement des trottoirs. Le piéton est en danger permanent. Le jogger ou le cycliste court sur la route. La nature est accessible mais il faut payer. Et c'est souvent hors de prix : 20 USD par personne pour entrer dans Monteverde, 16 USD pour entrer dans Manuel Antonio, 15 USD pour le volcan Poas, 15 USD pour le parc de Tortuguero plus 20 USD pour le guide...

Nous allons en ville pour dîner un ceviche dans le mercado puis une glace face à la promenade du bord de mer. Nous envisagions d'aller danser la salsa au "Bahia azul" mais en passant devant en voiture, l'endroit n'a pas semblé bien fréquenté. En sortant du glacier, nous sommes alertés par un bruit de percussions sur la promenade. Il s'agit d'un groupe d'adultes, adolescents et enfants qui joue d'instruments typiques tels que la marimba. Nous les écoutons pendant une petite demi-heure avant de rentrer à l'hôtel.


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