prev_top
map_top
next_top
19 et 20 janvier 2015

Tambor


Après le petit déjeuner à l'hôtel, nous retournons à la plage avant de rendre les clés afin de profiter de celle-ci avant l'arrivée de la foule.
Nous retardons notre départ pour résoudre le problème du trait indésirable sur nos photos. Nous en trouvons enfin l'origine comme évoqué dans Samara.
Après cette mésaventure, nous reprenons la route en continuant à longer la côte pacifique en direction du sud. A peine sortis du village, la route se transforme en piste immergée par une rivière.


t
Lors de notre briefing d'arrivée dans le pays, on nous a parlé des passages à gué en voiture et on nous a aussi dit qu'en cas de problème, les assurances ne couvrent pas les dommages. Peu habitués à la conduite en 4x4 et surtout pas passionnés par cela, nous nous apprêtons à faire demi-tour pour emprunter un itinéraire bis qui est beaucoup plus long. Au même moment un couple de suisses arrive sur place, le mari semble aguerri à ce genre de situation mais il hésite aussi. C'est alors que nous voyons arriver un minibus sur l'autre rive qui traverse sans encombre. En arrivant près de nous, le chauffeur nous fait signe que le passage est tout à fait possible.

t t
t t
Nous prenons notre courage à deux mains pour emprunter le même trajet que le mini-bus afin de traverser là ou la rivière est la moins profonde. N'étant pas rompus à ce genre d'exercice, la tension qui se lit sur le visage du chauffeur, est à son maximum.

t
Le 4x4 s'en sort très bien. Nous venons de vivre notre premier passage à gué d'une rivière à bord d'une voiture. Il n'y a pas à dire, les voyages permettent de tester notre capacité à faire face aux situations inhabituelles. Notre expérience s'est enrichie.

t t
t t
Lors des pluies torrentielles subies dans le nord du pays en début de séjour (cf. La Fortuna), nous avions quelques doutes sur l'étanchéité de la voiture. Nous avons plus d'une fois retrouvé nos affaires mouillées quand elles étaient posées au pied du siège passager. Ce passage à gué a fini de nous convaincre qu'il y a bien un trou sous le siège passager car le sol de la voiture est mouillé à cet endroit.

La conduite sur la piste est sportive car les trous, les pierres, les montées, les descentes et les virages sont nombreux. La poussière et la chaleur sont étouffantes. Mais nos efforts sont récompensés par la beauté des paysages qui s'offrent à nous.


t t
t
Les vues sur la côte sont splendides.

t
Nous traversons des ranchs, nous croisons des vachers à cheval, des troupeaux de zébus.

t t
t
t t
Ces derniers ont des têtes aux expressions plutôt inquiétantes qui nous rappellent qu'on n'est pas au pays de la vache qui rit ici.

t t
Les iguanes traversent la piste à toute allure ou nous observent impassibles sur le côté.

t t
A cause de la sécheresse, par endroit, la surface du terrain prend la forme d'une tôle ondulée qui provoque des secousses désagréables dans la voiture. Cela rappelle le roman intitulé "le salaire de la peur" de Georges Arnaud adapté au cinéma par Henri-George Clouzot. Il y a une séquence où des camions chargés de Nitroglycérine doivent rouler sur une piste du même genre. Ils s'en sortent sans provoquer l'explosion des véhicules en roulant à une vitesse adaptée qui empêche les roues d'emprunter les trous et évite donc les secousses. En d'autres termes, nous sommes en plein western dans cet environnement...

Nous ne tardons pas à réaliser que le GPS fourni avec la voiture n'est pas à jour. Il est incapable de nous guider sur ces pistes qui se croisent. A certains carrefours, il n'y a plus d'indication de destination. Comme en plus nous n'avons pas de carte détaillée de la région, nous finissons par nous perdre. De plus, le niveau d'essence dans le réservoir descend sous le dernier quart. Il faut sortir de cette nature sauvage pour espérer trouver une station service. Au lieu d'aller vers le sud en longeant la côte, nous réalisons qu'on coupe la péninsule pour nous diriger vers Jicaral. On en profite pour y faire le plein d'essence et déjeuner copieusement au soda Don Chico.


t t
Pendant le repas, l'ambiance "cow boy" des pistes est complétée par la diffusion à la télévision du grand classique de Howard Hawks : Rio bravo. Nous sommes au moment de la scène mythique où Dean Martin et Ricky Nelson entonnent la chanson My rifle, my pony and me" puis "Cindy" sous l'oeil admiratif de John Wayne. Un grand moment de cinéma américain...

t
t t
Frustrés de ne pas avoir pu contempler toute la côte, nous retournons dans les pistes en direction du sud pour nous arrêter à Tambor en fin d'après-midi.

t
t t
Nous nous posons pour la nuit dans les cabinas Christina.

t t
En face se trouve cette charmante église en bois quelque peu décrépite.

t
Dans la chambre, la climatisation est de la marque "frigidaire". C'est l'occasion de rappeler que "frigidaire" est une marque et en aucun cas le synonyme du mot "réfrigérateur"...
Au moment du dîner, nous entendons le vieux tube "Carnaval" de Celia Cruz. La tentation est trop grande, nous nous levons et dansons la salsa sous les applaudissements du responsable de l'hôtel et l'oeil interloqué d'autres touristes.


t
La rue de l'hôtel mène directement à la plage. Ce n'est pas la plus belle du pays mais elle a un aspect sauvage intéressant. Le lendemain matin, nous y allons pour saisir quelques images.

t t
t t
Les habitants y pratiquent une pêche artisanale en compagnie des pélicans, mouettes et autres ibis.

t t
t t
t t
t t
Il faut croire que nous avons pris goût aux pistes cahoteuses et poussiéreuses car le but de la journée est d'effectuer une boucle à travers les routes non goudronnées en passant par Cobano, puis Montezuma, puis Playa Mal Pais et enfin Santa Teresa avant de revenir à notre hôtel en repassant par Cobano.

Montezuma est fidèle à sa réputation. Ici c'est l'ambiance cool peace and love : tongs, percing, tatouages tape à l'oeil, barbe, cheveux longs et dreadlocks. La ville est colorée. Au détour des rues, on entend de la musique reggae. Les restaurants servent des plats et boissons bio. La cuisine végétarienne est à l'honneur. Mais ce décor post hippie n'est qu'une façade derrière laquelle se cache une réalité : les prix sont en moyenne plus élevés que ce qu'on a pu constater jusqu'à maintenant. On ne fait pas dans le bénévolat ou le commerce à but non lucratif ici.


t t
t
t t
t
t t
Nous faisons une pose au soda La Naranja pour déguster des tapas au Guacamole, du riz au poulet ainsi que des délicieux jus de fruits glacés. Le serveur nous fait découvrir l'un d'eux à base d'un fruit local appelé "cas". Cela valait le détour ! C'est apparemment une boisson très prisée dans la région d'Alajuela.

t
t t
t
Nous reprenons la piste en direction de Mal Pais. Nous sommes quelque peu inquiets car on nous a annoncé des passages à gué. Finalement, le niveau des rivières est tellement bas, que les traverser en voiture n'est qu'une simple formalité. En plus des iguanes, nous croisons un coyote mais le temps de sortir l'appareil photo, ce dernier a disparu.

t t
t t
Mal Pais est un coin reculé où la mer est dangereuse par endroit. Avant de nous y baigner, nous observons des singes hurleurs suspendus dans les arbres face à la plage.

t t
t
t t
t t
Puis nous reprenons notre véhicule direction Santa Teresa pour achever notre boucle à Tambor pour une nuit de plus...

t t
Nous notons que les clôtures sont souvent végétales ici : des arbres vivants sont utilisées comme poteaux sur lesquels sont accrochés les fils barbelés. Après une recherche sur internet (vive les tablettes et le wifi disponible dans les hôtels), nous apprenons que les clôtures végétales présentent l'avantage de ne pas être attaquées par les insectes tels que les termites. De plus, leur élagage fournit du bois de combustion, leurs branches et feuilles procurent un compost de qualité et de l'ombre pour les animaux.

t t
Ce fut une journée tranquille agrémentée de baignades dans l'eau chaude de l'océan pacifique et de beaux paysages côtiers et montagneux. Nous ponctuons cette étape de notre voyage avec un dîner succulent à base de poisson accompagné de riz et salade chez Cristina dont la table est connue et appréciée des touristes et locaux.

prev_bottom
map_bottom
next_bottom