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1er mai 2011
6 mai 2011

La ville de Antsirabe

La route de Tananarive à Antsirabe est très belle. Les collines, les cultures en terrasse, les rizières : nous sommes sur la fameuse route nationale 7. C'est l'une des principales routes du pays.
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Nous faisons deux passages dans cette ville : le premier comme étape pour aller vers l'ouest sur Miandrivazo et le second comme étape pour aller sur Ambositra.
Sorti des villes, les taxis-brousse et quelques poids lourds constituent l'essentiel de la circulation routière.
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Arrivés à la gare routière d'Antsirabe, nous faisons notre première expérience avec le pousse-pousse pour rejoindre le centre-ville. Ce moyen de transport daterait de l’arrivée des Chinois à Madagascar, venus pour la construction de la ligne de chemin de fer au début du vingtième siècle.
A première vue, cette charrette tirée par un homme souvent pieds nus et habillé de guenilles peut paraître indigne et renvoie vers une certaine idée de l'exploitation cruelle de l'être humain. Mais il est aussi un moyen de subsistance pour ces hommes qui n'auraient peut-être pas d'autres alternatives pour gagner leur vie. De plus, ils ne sont souvent pas propriétaires de leur véhicule : il est loué à la journée. Ils seraient environ 4000 à tourner sur la ville.
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Après l'effort, le réconfort...

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Nous logeons dans une chambre d'hôte cossue : la villa Salemako.
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Antsirabe signifie "là où il y a du sel" car les eaux de la ville sont porteuses de chlorure de sodium. Les colons français ont transformé cette ville en une sorte de Vichy de l'hémisphère sud. Certains éléments architecturaux et l'hôtel des thermes sont les témoins de cette grandeur passée.
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Mais comme souvent, l'envers du décor nous ramène à la triste réalité du pays : nombreux sont ceux qui vivent dans des conditions difficiles. En tant que touristes habitués à un univers aseptisé, nous nous devons de prendre des précautions pour éviter des complications : nous ne mangeons que des aliments cuits et des fruits à éplucher, nous buvons de l'eau en bouteille (dont le prix peut varier de 1200 à 3000 ariary d'un magasin à l'autre !) et nous nous brossons les dents avec l'eau du robinet préalablement purifiée avec des pastilles micropur.

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L'absence d'eau courante pour certains oblige à utiliser l'eau là où elle se trouve. L'électricité n'est pas non plus à la portée de tous. Cela est problématique pour l'hygiène et la conservation des denrées.
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Nous sortons de l'agglomération d'Antsirabe pour une balade à pieds de 7 km en direction du lac Andraikiba.

Nous faisons halte pour une petite visite de la confiserie "Chez Marcel" afin de découvrir la fabrication des bonbons gazy. Nous les dégustons et ne repartons pas les mains vides.
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Ensuite nous passons devant la brasserie Star qui fabrique la bière du pays : la Three Horses Beer plus couramment appelée THB.
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C'est un monde essentiellement agricole. Nous prenons le temps de discuter avec un jeune ouvrier. Son français est presque parfait. Il nous apprendra qu'il a étudié jusqu'au BAC mais n'ayant pas de débouchés, il gagne sa vie en travaillant la terre...
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La gare routière où nous attendons plusieurs heures notre taxi-brousse pour Miandrivazo (lors de notre premier passage) et pour Ambositra (lors de notre second passage).

Lors de notre second passage, on est abordé par des individus qui prétendent avoir un véhicule prêt à partir. Comme ce taxi n'est pas à la gare routière mais dans une ruelle située derrière la station service dans un quartier pas très sûr, les démarcheurs ont l'air peu recommandable et le visage de nos tireurs de pousse-pousse est marqué par la peur,  nous déclinons l'offre...
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La vie est mouvementée aux alentours de la gare. Les boulistes mais aussi les coqs s'affrontent...
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