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dimanche 8 mai 2011
lundi 9 mai 2011
vendredi 13 mai 2011
jeudi 19 mai


La ville de Fianarantsoa

Fianarantsoa est un passage obligé, non pas pour son attrait plutôt limité...
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...mais parce qu'elle est située dans un carrefour qui mène vers différentes destinations intéressantes dans ce réseau routier très pauvre. Sitôt arrivés à la gare routière qui grouille de monde, nous montons à mi-hauteur pour rejoindre le Raza-otel : une chambre d'hôtes. Son confort est sommaire et les propriétaires ne nous ont pas fait l'honneur de leur présence. Cela s'apparente donc plus à un hôtel bas de gamme... Nous sommes cependant marqués par le fait qu'un client est refoulé car il s'agit d'un touriste français bedonnant accompagné d'une jeune et charmante malgache. Malgré les dénégations du personnage qui indique que la jeune demoiselle est son épouse, nous le verrons, non accompagné, le lendemain dans le train pour Manakara ! C'est le seul endroit où nous verrons faire barrage au tourisme sexuel. Le personnage correspond tout à fait au schéma type donné par  Nicolas Fargues dans son roman intitulé Rade Terminus :  "Le physique de l'emploi, c'est plutôt la soixantaine, petit, la calvitie et le bide."
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  Non loin de là, nous empruntons l'escalier pitorresque qui mène vers les hauteurs de la ville.

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Derrière la végétation luxuriante, nous pouvons distinguer la colline sur laquelle se trouve la vieille ville.
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De loin, la vieille ville ressemble un peu au Mont Saint Michel.
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De près, nous avons l'impression de pénétrer dans un village du Lubéron.
L'endroit vaut effectivement le détour. Les rues et les maisons sont bien préservées. Cela contraste complètement avec tout ce qu'on a pu voir depuis le début de notre séjour (et tout ce que l'on pourra voir par la suite).
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Du haut de la colline, la vue est panoramique.
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Après ces visites à pieds, nous nous adressons à l'agence Mad Trekking pour partir le lendemain vers le parc de Ranomafana en voiture avec chauffeur. Nous choisissons cette solution car en taxi-brousse, le retour est aléatoire du fait qu'il faut en prendre un, souvent complet, qui arrive de Manakara. L'agence est réputée sérieuse d'après notre Lonely Planet. Nous réaliserons plus tard qu'ils sont en fait de vrais rapaces financièrement parlant. Mais il n'y a pas vraiment de concurrence si l'on fait abstraction de tous les chauffeurs qui s'improvisent guides et qui nous démarchent sans cesse et sans vergogne pour, de toute manière, proposer des prix tout aussi exorbitants.
Le parc, situé à 65 km, est intéressant car il rassemble une grande variété d'espèces animales et végétales. Nous sommes particulièrement curieux de voir les lémuriens. Sur place, nous sommes obligés de payer un guide accompagnateur pour la visite.
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Après une vingtaine de minutes de marche sur un chemin un peu trop bien balisé à notre goût, nous voyons nos premiers lémuriens haut perchés dans les arbres.
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L'objectif de notre appareil photo compact numérique montre ses limites : impossible d'avoir une image assez nette et rapprochée de ces animaux fascinants. Madagascar est connue du monde entier pour ses lémuriens. Sur tous ceux qu'on trouve dans le monde, 90% sont à Madagascar. Ils sont pour la plupart endémiques.
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Nous continuons notre chemin...
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...pour découvrir d'autres espèces de lémuriens toujours très haut perchés.
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Vers la fin du parcours, le guide se baisse derrière un arbre et nous montre un gecko qui a sûrement été posé là pour nous (et afin de justifier le prix d'entrée du parc ?) car comment deviner la présence d'un lézard aussi minuscule parmi tous ces arbres et, qui plus est, se confond avec le feuillage.
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A la fin de la visite, nous payons le guide avec la somme réglementaire affichée à l'entrée du parc. Ce dernier fait la moue car il espère un pourboire en plus du tarif officiel. Sa prestation n'était pourtant pas excellente et quant bien même : quand il y a un tarif affiché, on s'y tient !

En nous amenant au village de Ranomafana, le chauffeur nous fait remarquer que les guides du parc sont vraiment bien payés par rapport au temps qu'ils passent avec les touristes...
Le village a pour principal centre d'intérêt sa source chaude qui se traduit d'ailleurs par "Ranomafana" en malgache.
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Pour atteindre la source chaude, nous traversons un pont en partie détruit par un précédent cyclone.

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L'eau est vraiment chaude !
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Sur les étalages, des fruits aux formes atypiques que notre chauffeur est bien incapable de nommer...
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Les arbres du voyageur sont pareils à des paons qui déploient leur queue.
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Le garage du village...
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Après la visite du village, nous retournons sur Fianarantsoa. En chemin, nous effectuons de multiples haltes (chose impossible à faire en taxi-brousse !) pour observer les rivières, les cascades, les plantations, les villages aux maisons à l'architecture typique...
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Avant de nous embarquer le lendemain dans le train pour Manakara, nous changeons d'endroit pour dormir car le raza-otel a un accueil plutôt froid et la literie est en très mauvais état. Notre choix se porte donc vers une adresse beaucoup plus chic située en face de l'agence Mad Trekking : Tsara guesthouse.
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Nous négocions le prix d'une course avec un chauffeur de taxi pour nous descendre jusqu'à la gare de chemin de fer afin de prendre le train en direction de Manakara. Ce dernier est dur en affaire et invoque le prix élevé de l'essence. Pourtant, lors de notre descente, le conducteur ne met pas le contact et laisse le véhicule filer en roue libre...
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