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vendredi 13 mai 2011
samedi 14 mai 2011
dimanche 15 mai


La ville de Ranohira



Pour rejoindre Ranohira, étape obligée pour visiter le parc de l'Isalo, il y a possibilité de prendre un taxi brousse depuis Fianarantsoa mais la fréquence de passage de ces derniers n'est pas suffisamment importante pour pouvoir repartir de Ranohira afin de rejoindre le sud. Nous envisageons la location d'un véhicule particulier mais les prix sont exorbitants pour ne pas dire inacceptables. De plus nous n'avons pas assez de temps pour retourner le véhicule à son port d'attache avant d'aller dans le sud. Tout est fait pour nous forcer à louer une voiture avec chauffeur qui nous dépose dans le sud et repart avec la voiture. Nous nous adressons une nouvelle fois à l'agence Mad Trekking qui en l'espace de quelques jours réussit à nous proposer des prix différents pour la même prestation. De plus, le matin du départ, la responsable de l'agence, qui arrive en 4x4 particulier flambant neuf, indique que le véhicule prévu n'est pas disponible car le chauffeur n'a pas renouvelé sa patente (droit de transporter des touristes) ! Elle nous propose un 4x4 moyennant une augmentation substantielle. Nous sommes dépités et négocions pour ne verser qu'un minimum en plus. En conclusion, les éloges à l'égard de cette agence dans le guide Lonely Planet ne sont absolument pas mérités !


Nous voilà donc partis en 4x4 pour Ranohira...
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Sur la route : paysages grandioses, villages délabrés...
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L'ingénieux karting qui sert à transporter les charges diverses.
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La place du marché aux zébus d'Ambalavao a une position dominante dans le paysage. Les enfants y jouent au football avec une balle en chiffon.
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Faute de moyens de transport adéquates, nous croisons de nombreux troupeaux de zébus conduits par des bergers du grand sud jusqu'au marché d'Ambalavao puis vers les abattoirs de
Tananarive. Les bêtes et les hommes parcourent plusieurs centaines de kilomètres à pieds. Le bétail est sous surveillance permanente car le vol de zébu est monnaie courante ici. Les commanditaires de ces méfaits appartiennent souvent aux plus hautes sphères de l'état malgache !
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Les villages et les paysages continuent à défiler sous nos yeux...
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A Ranohira, nous logeons dans les bungalows "Chez Alice".
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Le soir nous nous rendons dans un lieu-dit "fenêtre de l'Isalo". C'est un endroit en bordure du parc où nous pouvons observer un beau coucher de soleil au travers de trous dans les roches. Dans un premier temps le chauffeur ne voulait pas nous y mener car ce lieu est régulièrement le théâtre de vols par des bandes armées. Mais après s'être renseignés, nous apprenons que des militaires sont désormais en faction pour protéger les lieux.
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Le lendemain nous partons pour la visite du parc de l'Isalo. Comme partout ailleurs, on ne peut effectuer cette promenade sans être accompagné d'un guide grassement rémunéré...
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L'érosion sculpte les roches et donne libre cours à l'imagination de l'observateur. Ici, nous pouvons voir...
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...une tortue poursuivie par un crocodile.
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Un tombeau enfoui dans une excavation. Les ancêtres sont très respectés dans le pays. Par exemple, la cérémonie de retournement du mort consiste à exhumer puis à réensevelir régulièrement (environ tous les 7 ans) les ossements pour renouveler le linceul et communier avec le défunt. D'après Gerald Durell dans son roman Le aye-aye et moi, "les malgaches ont en règle générale vis-à-vis de la mort une attitude saine et enjouée".
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Peu après le guide nous dirige derrière un arbre et nous montre deux phasmes. Cela vaut le coup d'oeil mais nous avons la même impression qu'au parc de Ranomafana où le guide nous avait montré un gecko minuscule derrière un arbre : les insectes n'ont-ils pas été placés là pour justifier notre déplacement ? En tout cas, même avertis, nous avons du mal à les distinguer parmi les branches...
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Nous découvrons un arbre tout à fait particulier familièrement appelé "baobab nain" ou "pied d'éléphant" : le pachypodium. C'est une plante bulbeuse s'accrochant aux rochers. La texture de son écorce lui donne un aspect plastifié tout comme "son grand frère baobab".
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Les points de vue sont superbes...
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Nous descendons dans un canyon pour y voir des lémuriens.
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Des peluches vivantes...
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Le lemur catta se distingue avec sa queue rayée.
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Cependant, cette première rencontre avec les lémuriens est décevante car ce sont des individus presque apprivoisés. Ils ont pris l'habitude de se poster à ce bivouac en quête de nourriture facile mais pas toujours adaptée à leur régime alimentaire ! Le travail du guide est donc facilité : il est presque sûr de satisfaire le touriste avec des animaux aussi prévisibles...

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Peu après nous faisons une rencontre rare avec d'autres lémuriens (des sifakas) qui se déplacent d'arbres en arbres avec une agilité étonnante. Ceux-ci sont plus sauvages : ils ne s'approchent pas des visiteurs...
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Notre marche continue dans un défilé qui sert de lit à une rivière.
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Nous arrivons à des bassins naturels où nous en profitons pour prendre un bain.
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Le lendemain nous quittons Ranohira pour rejoindre Mangily en bord de mer.
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