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5 octobre 2010

San Cristobal de Las Casas

Après une nuit de bus, nous atteignons enfin San Cristobal de Las Casas à près de 2140 mètres  d'altitude ! Nous sommes quand même partis du niveau de la mer à Puerto Escondido. En d'autres termes, nous sommes dans le Chiapas, l'état le plus pauvre du Mexique. Cette ville est célèbre à plus d'un titre. Elle porte le nom du plus ardent défenseur espagnol des peuples indiens : Bartolomé de Las Casas (1474-1566) qui fut un temps évêque du Chiapas et acteur dans la fameuse controverse de Valladolid.

De plus, le 1er janvier 1994, le jour de l'entrée en vigueur de l'Alena, une guérilla de gauche, l'armée Zapatiste de libération nationale (EZLN) occupe la ville. Parmi les membres de cette guérilla, une figure désormais emblématique se fait connaître au monde : le sous-commandant Marcos, porte-parole des indiens.


En marchant à la recherche d'un hébergement, nous passons devant un regroupement de manifestants zapatistes. Dans les rues, certaines inscriptions et graffitis sont lourds de sens. Par exemple, ce magnifique dessin est ironiquement intitulé "No pienses... No hables..." qui signifie "Ne pense pas... Ne parle pas...".

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L'enseigne Nemi Zapata, magasin de commerce équitable de produits des communautés zapatistes.

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Notre pied-à-terre est "Le gîte del sol" tenu par un couple mexicano-québécois très charmant.

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Du toit en terrasse sur le gîte, nous admirons la ville.

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C'est une très belle ville à l'architecture coloniale.

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Le marché typique où les indiens (tzotzils et tzeltals) vendent leurs produits.

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La vue des bouchers rappelle cette anecdote citée dans "Les naufragés de l'autocar" de John Steinbeck : Tu sais, là-bas d'où je viens, au Mexique, les bouchers ont toujours deux ou trois couteaux. Ils se servent d'un et plantent les autres dans la terre. "Ca repose la lame" qu'ils disent. Je ne sais pas si c'est la vérité, mais tout ce que je sais, c'est que quand on les sort, elles sont tout affûtées.
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La pause repas à "la casa del pan" est adaptée aux routards végétariens.
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Nous voulons visiter les villages indiens aux alentours : San Juan Chamula et San Lorenzo Zinacantan. Plusieurs possibilités pour nous y rendre : prendre un transport en commun ou comme nous le conseille notre charmant hôte québécois (pléonasme !),  faire appel aux services d'une agence locale. Nous choisissons la seconde solution espérant ainsi bénéficier de commentaires d'un guide avisé. Nous ne tardons pas à nous rendre compte de notre erreur. Nous nous retrouvons dans un minibus au sein d'un groupe de touristes de diverses nationalités. Le chauffeur guide brille par son inculture et sa suffisance. Tout est prétexte à nous faire consommer. Pour des gens décidés à voyager hors des sentiers battus, nous devons reconnaître que nous sommes dans les travers du tourisme de masse... Notre "Lonely planet" et notre "Guide du routard" sont bien mieux renseignés !

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